… en collaboration avec Kyoto

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Misuo Inoue

Amaryllis Spotlight

Amaryllis Spotlight

Strelitzia

Strelitzia

Maguay, Ocelote y Jaguar

Maguay, Ocelote y Jaguar

Shigekazu Inoue

Shigekazu Inoue

Amaryllis Desire

Amaryllis Desire

Gerbera

Gerbera

Masahiro Inoue

Masahiro Inoue

Catleya

Catleya

Le triptyque a été réalisé dans un dialogue entre Armando Mésias et Masahiro Inoue au travers de leur art respectif et de leur culture. Ce projet a également était réalisé dans un esprit de challenge, car chacun a dû sortir de sa zone de confort. Ce fut d’abord pour Armando une initiation au papier washi, à la peinture aux pigments minéraux ainsi qu’au désépaississement des couches de peinture, afin que le tableau puisse se rouler sur lui-même. Le dialogue avec le portrait des trois générations de la famille Inoue, représentées en tenue traditionnelle, a amené l’artiste a les entourer d’oiseaux colombiens, qui les transportent dans un ailleurs coloré et onirique, aux accents forts et vivants. Masahiro découvre son portrait dans un décor inexploré et se retrouve à s’encadrer lui-même. Le format habituel des oeuvres pour un kakejiku est 35 cm de large et 45 à 135 cm de long adapté à la taille du tokonoma.  Armando a l’habitude de travailler les grands formats et ces peintures sont donc exceptionnellement grandes, faites sur du papier washi plein format : 70 x 135 cm. Ce fut au tour de Masahiro de relever le défi, en apportant la touche finale. Le mariage entre l’art d’encadrement traditionnel japonais et l’urban touch explosif d’Armando détonne et nous interroge en brouillant les codes et en offrant une nouvelle perspective.

La série d’éventails aussi présenter est issue de l’artiste représentant la flore colombienne sur papier, ce papier a ensuite été monté sur du bambou laqué noir par une des maisons des éventails de Kyoto. Ces maisons artisanales oeuvrent depuis maintenant des centaines d’années pour la confections d’éventails japonais de toutes sortes.

Le Byobu sur lequel Armando Mésias a peint est un paravent japonais d’environ un siècle. Les panneaux sont assortis de feuilles d’or sur lesquelles l’artiste a composé une fresque avec une faune féline colombienne, on y trouve notamment le fameux jaguar sud-américain, emblème de plusieurs cultures pré-colombiennes, tels que les Mayas.