Street Art, Branding et Digital

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Avant de pénétrer le marché de l’art le street art et le graffiti ont affecté des industries telles que la mode, la publicité, le cinéma and le design. Un tout nouveau système a été créé, que Matt Mason (Directeur Executif du Marketing chez BitTorrent) nomme le

“Punk Capitalism”. Ce nouveau capitalisme s’est armé de nouveaux outils tels que le branding (image de marque) et le marketing. La force de cette subculture est donc l’innovation de diffusion qui, par conséquent, change la façon de produire et de consommer.

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La Promotion Artistique grâce à la Révolution Digitale

C’est donc ce qui a créé la principale différence entre le street art et les autres mouvements d’art contemporain. Habituellement, les street artistes ont des qualifications que les artistes dits de formation « classique » n’ont pas. À savoir, des formations de graphistes, d’architectes ou encore d’illustrateurs. Un grand nombre de ces artistes qui ont travaillé dans l’industrie du design ou dans des agences de publicité, ont pu acquérir des compétences fondamentales qui sont devenues des atouts non négligeables.

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http://www.ecoloinfo.com/2011/06/16/ludo-le-streetart-qui-venge-la-nature/

L’Intégration au « Mainstream »

Cette jeune génération est maintenant capable de manipuler le marketing et la diffusion en ligne pour leur propre promotion, et pour un avantage optimum. Par conséquent, un grand nombre de marques se sont rapidement intéressées à cette nouvelle vague d’artistes. Et ce nouvel intérêt a aussi permis à ce mouvement populaire de pénétrer des sphères plus élevées de la société, et notamment à travers les marques de luxe telles que Vuitton et Hermès, leur donnant une visibilité internationale sur les marchés haut de gamme. Tout cela est économiquement très important pour ces artistes.

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http://www.brandingmagazine.com/2014/02/05/antonio-brasko-fashion-branded-spray-paint-cans/

Le Street Art et le Branding

Un autre phénomène qui a pu être observé et le fait que les street artistes pratique le langage vernaculaire de la publicité, incorporant une communication visuelle forte dans leur travail. Cette branche particulière du marketing est appelée « arketing » (mix entre art et marketing), et était premièrement reliée aux marques hip-hop (Nike, Alife, Supreme, Adidas). Certains artistes tel que Kaws s’amusent aujourd’hui à brouiller les frontières entre art et marketing, alternat expositions artistiques et productions de bien de consommations (t-shirts, Toys, ect). Ses collaborations avec des grandes marques sont nombreuses, notamment avec Supreme, Comme des Garçons, Ape/BAPE, Marc Jacobs, Nike et Vans.

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http://www.trendhunter.com/protrends/branded-graffiti

Une Synergie Valorisante

Toutes ces collaborations permettent donc aux artistes de diversifier leurs revenues et d’accroitre leur visibilité, ces deux mondes évoluent donc en parallèle. Il y a eu des échanges entre ces deux domaines, l’un adoptant l’esthétique, et l’autre empruntant en contre partie la stratégie commerciale. Cette synergie a créée un fort dynamisme qui peut être observé dans le marché de l’art à travers l’intérêt d’une génération constituant un nouveau public, et par sa popularisation. Cela montre clairement que les street artistes recherchent une reconnaissance commerciale. Leur capacité à s’intégrer dans ce commerce est principalement du à leur capacité de fournir une identité forte et singulière à travers le mélange de diverses techniques, comme par exemple les beaux-arts, le graphisme et design, la communication visuelle et le branding.

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https://foodtipsandnews.files.wordpress.com/2014/10/image.png

Le Rôle Prédominant d’Internet

Outre le branding et la forte influence commerciale qu’à pu avoir toutes ces collaborations, un autre élément a aussi était décisif dans la diffusion du street art, Internet. Internet a eu une grande influence sur la propagation du street art, et notamment parce que les artistes ont mis en place de prix délibérément bas avec des éditions limitées de sérigraphie. cette stratégie leur permettant de vendre plus vite. Actuellement, grâce aux forums, aux sites Internet et aux réseaux sociaux les artistes peuvent se représenter, en ayant la possibilité de toucher un grand nombre d’acheteurs potentiels, ainsi certains artistes et galeries en on fait un fort atout. Désormais, les artistes sont facile à trouver et à contacter. Il y a également plusieurs plateformes en ligne permettant de partager les images prise dans la rue, que les médias traditionnels et galeries ne sont pas capables de montrer. De plus, c’est aussi une façon de remédier à l’éphémère propre à l’art de rue. Internet a donc été une révolution pour ce mouvement.

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http://www.toxel.com/inspiration/2015/07/10/iheart-street-art/

Cependant des aspects négatifs ont malgré tout ressurgit, car même si ce mouvement a connu un grand succès auprès de la mode et des médias, il est plus ardu de pénétrer la plus « sérieuse » du monde l’art et des critiques. cet difficulté est en partie due au fait que ce mouvement s’inscrit dans un contexte « trendy », à la mode, et est assimilé à une communauté branchée. L’intérêt des médias lui a donc donné une influence marketing, mais pas assez pour une reconnaissance artistique et une légitimité institutionnelle. Mais comme le montre le grand nombre d’événements autour de l’art urbain et du street art, et notamment dans le musée, cela est en train de changer!

À suivre …

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